Pour qui vont voter Corsica Nazione et Batasuna? (20Minutes du 27/04/2007)
ls appellent à l’abstention au second tour de la présidentielle mais comptent bien remettre la question des nations sans états sous tutelle franaise au centre de l’agenda du nouveau président de la République. Les mouvements nationalistes corse, basque et breton, qui ont organisé une conférence de presse commune jeudi matin à Paris, ont rejeté aussi bien la candidature de Ségolne Royal que de Nicolas Sarkozy, représentants d’un Etat jacobin et centraliste.Comme au premier tour, Corsica Nazione independente et la branche française de Batasuna (la branche politique de l’ETA interdite en Espagne) considrent que les èlections françaises ne les concernent pas puisque la France est une puissance qui leur est étrangère. Même analyse pour les Bretons de Emgann (bataille) -Mouvement de la gauche indpendantiste qui souhaitent, eux, que leurs sympathisants glissent dans l’urne un bulletin frappé dun drapeau breton.Deux candidats qui ne répondent pas aux aspirations régionalistes.Les trois organisations, signataires de la déclaration de Corti réclamant notamment le droit à l’autodétermination disent pour autant ne pas avoir mis les douze candidats du premier tour dans le même sac. Ainsi, José Bové, Dominique Voynet et surtout Olivier Besancenot ont répondu, disent-ils, positivement leurs revendications.
Mais certainement pas les deux finalistes. « Sarkozy a fait ses preuves en matiere de répression, souligne ainsi Jean-Guy Talamoni, président du groupe nationaliste à l’Assemblée de Corse. Quant Ségolène Royal, on se demande pourquoi elle est venue en Corse durant la campagne. Serrée tout au long de sa visite par Emile Zuccarelli, maire de Bastia et gardien du temple jacobin, elle n’a même pas parlé de la situation insulaire ». Et de se moquer: » Elle propose que la France signe la Charte des langues europennes alors que cest déjà fait. On voit que cest pas sa proccupation principale ».
Ne pas se faire l’exgèse des clandestins
Mais Talamoni se dit optimiste. Il nexclut pas que la candidate socialiste reprenne le flambeau du processus de Matignon, engagé par Lionel Jospin et interrompu par la victoire de la droite aux lgislatives de 2002. Il croit même que Nicolas Sarkozy pourrait remettre sur le tapis l’idée dun référendum sur l’évolution institutionnelle de l’ lle.En attendant, il reconnait que la série d’attentats qui touche la Corse depuis quelques jours est liée évidemment aux élections. Mais refuse de se faire l’exgèse des intentions des clandestins.
Alexandre Sulzer
20Minutes.fr, ditions du 26/04/2007 – 13h56
dernire mise jour : 26/04/2007 – 15h39
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